Machine extrême

Ferrari F40

© Classic & Sports Car / James Mann

Rares sont les supercars déchaînant autant les passions que la Ferrari F40. James Page se plonge dans l’histoire de cette machine d’exception pour comprendre pourquoi elle exerce unetelle fascination.

Rien n’impressionne autant qu’une F40. Basse, large et agressive, elle attire les foules dès le déchargement du camion de transport. Les téléphones se tournent fébrilement dans sa direction pour enregistrer les manœuvres, le grondement impatient du V8 contrastant avec la sonorité manipulée électroniquement des prima donnamodernes.

Cette voiture a orné les murs de la chambre de toute une génération de passionnés dont l’imagination s’enflammait à la lectures des articles évoquant la radicalité de la F40, sa valeur très élevée, ses performances sauvages. Selon la légende, elle pouvait tourner à Fiorano plus vite que la (mauvaise) monoplace 1980 de la Scuderia, lechampion Gerhard Berger avouant s’être fait surprendre par l’emballement des roues arrière. En quatrième. À 190km/h.

Suite logique de la 288GTO (elle était basée sur l’Evoluzione, produite à cinq exemplaires), la F40 tenait son nom du 40eanniversaire de la marque et elle est la dernière Ferrari lancée du temps d’Enzo. Elle était équipée d’un V8 à 90° double turbo, issu de la 288 et dont la cylindrée était modifiée, de 2855 à 2936 cm3. Le taux de compression augmentait également, tout comme la pression (de 0,8 à 1,1 bar). Chaque cylindre recevait deux injecteurs et la puissance passait de 400 à 478ch.

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