Les dernières vraies Lancia ?

Lancia Flaminia

© Classic & Sports Car / Tony Baker

Superbement conçue, la famille Flaminia sort aujourd’hui de l’ombre de l’Aurelia et mérite d’être redécouverte. C’est ce qu’a fait Martin Buckley en s’intéressant à toute la gamme, depuis la sobre berline jusqu’à l’exotique Super Sport.

Si l’Aurelia a constitué un jalon dans les années 1950, la Flaminia, dans la décennie qui a suivi, a signé le glas des ambitions de Lancia en matière de grosses berlines. Bien que partiellement semblable à son illustre devancière (et matériellement meilleure à tous niveaux), elle n’a pas réussi à enflammer de la même façon l’imagination des acheteurs, ni à s’adapter à un environnement qui évoluait rapidement. La Flaminia Berlina a été dévoilée au Salon de Genève 1957 avec une discrétion typique de la marque. Ce modèle, fabriqué en quantité ridiculement faible et qui perdait de l’argent, n’a semble-t-il été maintenu en vie pendant 13 ans que pour sauver l’honneur de Lancia en tant que constructeur de berlines et de GT haut de gamme.

Pourtant, dans ses belles années, la Flaminia était aussi un symbole de la fierté italienne et du charme de la Dolce Vita. C’était une voiture qu’adoraient les stars du cinéma (en particulier Bardot et Mastroianni) et les pilotes automobiles. Fangio et Peter Collins utilisaient une berline, Enzo Ferrari étant apparemment convaincu que la GT offrait « le meilleur comportement des voitures du moment ». Avec l’Aurelia, la Flaminia partageait le concept général mais seulement une partie de la mécanique. Son nouveau V6 de 2,5litres et 100ch était différent dans le détail (et permettait d’autres augmentations de cylindrée), présentait une course plus courte et avait un fonctionnement plus doux, grâce à un couple plus abondant. Avec un dessin de culasses plus moderne et un meilleur refroidissement que les premiers V6 de Vittorio Jano, la voiture était bien équilibrée grâce à une boîte-pont comportant quatre rapports, tous synchronisés.

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