Une Aurelia pour tous les temps

Lancia Aurelia B12

© Classic & Sports Car / Tony Baker

Oubliez les séduisants coupés et cabriolets Aurelia : pour Martin Buckley, c’est la berline la version la plus intéressante, celle qui est à l’origine de cette gamme célèbre et raffinée.

Affirmer que les meilleures Lancia sont les berlines de la marque n’est pas très original. Ceux qui connaissent bien ce constructeur le savent depuis longtemps. Le problème est que, quand il s’agit de voitures anciennes, la vanité humaine tend à prendre le pas sur l’objectivité de l’analyse. C’est pourquoi le raffinement, la subtilité et la sophistication de cette élégante Aurelia B12 (la dernière et sans doute la meilleure des berlines Aurelia) passera toujours au second plan, derrière le prestige des modèles les plus admirés. Je ne dis pas que le coupé B20 et le spider B24 ne méritent pas leur statut : ils affichent la réputation, les performances et la beauté qui flattent n’importe quel conducteur. Pourtant, il est difficile de comprendre pourquoi, à côté de l’aura dont bénéficient ces versions deux portes, la berline reste à ce point dans l’ombre.

Il y a presque 70 ans la nouvelle Aurelia, lancée en 1950 sous la forme de la B10 (1 754 cm3), affichait le nec plus ultra de la technologie en matière de voitures de tourisme. Alors que d’autres constructeurs se battaient pour préserver leur réputation d’avant-guerre, Lancia donnait à sa marque le panache d’un nouveau modèle conçu sans compromis.

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