Pur-sang pour la route

Mercedes 300 SL roadster - Maserati 3500 GT Spyder Vignale - Jaguar XK 150 roadster

© Classic & Sports Car / Tony Baker

Même si elles évoquent plus la Côte d’Azur que le circuit de Daytona, les lignes séduisantes de ces trois roadsters dissimulent un sérieux pedigree, comme le rappelle Malcolm Thorne.

La course automobile a-t-elle connu période plus magique que les années 1950 ? Une époque aussi grisante que dangereuse, l’absence de sécurité se combinant aux performances impressionnantes des machines les plus rapides. Autant les circuits étaient meurtriers, autant les voitures étaient belles, tracées par de vagues notions aérodynamiques et par l’intuition de leurs concepteurs.

De plus, les meilleures voitures de compétition des années 1950 pouvaient rouler sur route ouverte, et elles ont été nombreuses à le faire. Il n’y avait rien d’extraordinaire à effectuer un rodage sur le trajet de l’usine au circuit. A partir de là, l’idée d’utiliser un tel bolide comme automobile de tous les jours était évidemment séduisante, mais avec certains inconvénients : des détails terre-à-terre comme un coffre à bagages, un silencieux d’échappement et des portes ne sont pas là par hasard…

Heureusement, pour les riches amateurs rêvant de la sportive ultime, Jaguar, Mercedes et Maserati avaient la réponse. Contrairement à aujourd’hui où les prototypes LMP ne ressemblent en rien aux voitures commercialisées, l’XK 150, la 300 SL et la 3500 GT étaient d’authentiques sœurs de race des machines qui écumaient les circuits de Sebring, du Mans, des Mille Miglia ou du Nürburgring. Partageant de nombreux composants avec les versions course, ces cabriolets présentaient aussi la sophistication et le confort permettant d’attirer une jet-set émergeante, si bien qu’ils étaient rapides mais pas capricieux, élégants sans brutalité. Ces voitures étaient les plus sexy de leur époque.

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