La guerre des mondes

Lamborghini Miura SV - De Tomaso Mangusta - Ferrari 365 GTB/4 Daytona

© Classic & Sports Car / Tony Baker

Au milieu des années 1960, une nouvelle race de « supercars » a ouvert la voie à l’architecture à moteur central arrière, mais notre spécialiste GT est-il prêt à oublier la Daytona au profit des Miura ou Mangusta ?

Nous y voilà à nouveau : Daytona contre Miura. Il faut bien reconnaître que, seules ou ensemble, elles sont toujours aussi fascinantes. Fusion de la science et de la beauté, elles représentent deux voies radicalement différentes dans la recherche de la meilleure voiture de Grand Tourisme, ou comment transporter deux personnes aisées de la façon la plus rapide et la plus divertissante possible.

A cause du défi précoce lancé par la Miura, tout le monde attendait avec impatience la Daytona, en 1968 : ce duel au sommet cristallisait l’art italien de la conception de voitures exotiques. Mais si la Miura était précoce, alors que dire de notre troisième protagoniste, la De Tomaso Mangusta ? Une arriviste, sans doute, doté d’un « humble » V8 Ford et créée par un individu à la moralité douteuse, qu’il serait facile d’écarter comme un hot-rod élégant mais pas vraiment abouti. Pourtant, la Mangusta était rapide, belle et rare, qualités qui lui permettent d’être comparée aux Miura et Daytona, même si vous pensez déjà connaître la conclusion.

A la fin des années 1960, le changement était dans l’air et Lamborghini donnait l’impression d’avoir coupé l’herbe sous le pied de Ferrari. En effet, la nouvelle 365 GTB/4 n’était pas la merveille à moteur central que l’on espérait, mais une Ferrari classique à moteur avant et boîte-pont : 4,4 litres, 12 cylindres, quatre ACT et un potentiel de 280 km/h. Elle allait devenir le coupé V12 le plus vendu de la marque, avec 1 285 exemplaires, plus 123 Spider.

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