« Maurice Philippe a regardé sa règle à calcul et lu ma vitesse : 264 km/h »

Lotus 56B

© Classic & Sports Car / LAT

L’unique monoplace de F1 à turbine a eu une courte carrière, mais le Team Lotus a laissé Simon Taylor prendre le volant à Silverstone.

Imaginez aujourd’hui une voiture à turbine se présenter au départ d’un Grand Prix de F1. Ce ne serait d’ailleurs pas possible : la règlementation impose depuis longtemps le moteur à pistons. Mais il y a 50 ans, ceux qui établissaient les règles encourageaient d’autres approches, et le rêve d’une voiture de course à turbine à gaz était encore vivace. Pendant trois ans, les 24 Heures du Mans ont vu une Rover-BRM à turbine, avant la Howmet américaine dans les courses internationales. Puis en 1967 Andy Granatelli, l’énergique patron de STP, producteur d’additifs, a engagé une voiture à turbine à Indianapolis, Parnelli Jones frôlant la victoire.

En 1968, Granatelli a convaincu Colin Chapman de concevoir pour lui une nouvelle monoplace Indy, la Lotus 56, dont quatre exemplaires ont vu le jour. L’une a été détruite dans l’accident fatal de Mike Spence aux essais, et les trois autres ont pris le départ. Joe Leonard et Graham Hill se sont qualifiés premier et deuxième, et Leonard menait quand sa pompe à essence a rendu l’âme peu avant l’arrivée. Après cette démonstration, la règlementation Indy a été rapidement modifiée, condamnant les voitures à la retraite.

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