La plus mythique des Type E

Jaguar Type E Lightweight

© Classic & Sports Car / Tony Baker

James Page prend le volant de la Jaguar Type E qui a provoqué la naissance des versions Lightweight. Nous retrouvons la légendaire 4 WPD à Goodwood, sur la piste de ses premiers exploits.

Dernières instructions et me voilà sanglé. N’enfonce pas l’accélérateur, libère la puissance progressivement. Et jette un coup d’œil à la jauge de pression d’essence, les injecteurs ont besoin d’un certain flux pour fonctionner correctement. La dernière chose que l’on souhaite est de percer un piston à cause d’un mélange pauvre.

Contact, démarreur et le six-cylindres prend vie instantanément. Une fois la porte claquée, me voilà seul. J’entrouvre la vitre en plexi et regarde les instruments : tout semble en ordre dans cet habitacle étonnamment standard qui comporte encore son volant à fine jante bois, ce qui surprend de la part d’une machine encore utilisée en compétition historique.

Il ne reste plus beaucoup de temps de piste. Les commissaires me font signe d’y aller. Première, l’embrayage est remarquablement léger, et j’accélère vers le virage de Madgwick. Je le passe à vitesse raisonnable dans un premier temps, puis appuie progressivement sur l’accélérateur jusqu’au virage de Fordwater. La pression d’essence semble bonne. Je passe les courbes de St Mary et Lavant, puis accélère à nouveau dans la ligne droite. On m’a prévenu que les freins ne sont pas le point fort de la voiture, si bien que je prends une marge avant d’aborder Woodcote et de passer la chicane.

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