Le spécialiste m’a dit que l’odeur d’humidité venait des seuils latéraux rouillés !

Aston Martin Lagonda 1983

© Classic & Sports Car / Tony Baker

Quand la Lagonda d’Ossi Bashiri a eu besoin de travaux, ils se sont vite transformés en une affaire de grande envergure. Martin Buckley raconte.

Voici comment un amateur a été amené à améliorer une Aston Martin Lagonda 1983. L’individu en question (le producteur de musique Ossi Bashiri) n’a pourtant pas décidé au départ de créer une meilleure voiture, mais il s’est laissé entraîner dans un projet qui a pris des proportions inattendues.

Pour Bashiri, la luxueuse berline au dessin acéré de William Towns (une des 625 produite entre 1976 et 1990) était un rêve d’enfant. « Le footballeur John Barnes en avait une, » raconte-t-il. « Je l’ai vu se rendre à une interview, et s’asseoir sur le capot. Elle a une allure incroyable : c’est un prototype qu’ils ont eu le culot de produire en série. Quand j’ai approché mes 40 ans, j’ai décidé d’en avoir une. » Bashiri, qui vient de Wimbledon mais habite maintenant en Suède, a grandi avec des séries télé comme UFO, alerte dans l’espace et Cosmos 1999. La typographie « informatique » de la plaque d’immatriculation (pour expo seulement) leur rend son hommage. En revanche, il n’apprécie pas la version d’après 1987 de la Lagonda, aux angles émoussés : « Trop molle pour moi. »

Bashiri a découvert cette voiture il y a quelques années chez un marchand, et l’a achetée au téléphone sans même la voir : « J’ai eu un coup au cœur en la voyant, elle avait vraiment une allure fantastique. Je suis rentré par l’autoroute par une journée très chaude, toutes vitres baissées car la climatisation ne fonctionnait pas. Dans un embouteillage, les gens me disaient « super voiture ! » Je n’étais pas peu fier, même si j’était comme dans un sauna sur roues. »

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