La recette du succès

Formule 5000

© Classic & Sports Car / LAT Photographic

Avec des moteurs de série, des gros pneus et des noms célèbres, la Formule 5000 était la recette d’un spectacle superbe.

Chris Summers est un type costaud qui prend le sport automobile au sérieux. Fatigué des moteurs de course coûteux et compliqués, ce propriétaire de garage basé près de Coventry achète 75 £ un V8 Rochester à injection Ramjet provenant de la Chevrolet Bel Air 1958 expérimentale de BP. Réalésé de 4,4 à 4,7 litres et préparé par Downton Engineering (futur préparateur Mini), il est installé dans une ancienne Cooper de F2 de 1958. Cette hybride de 320 ch remporte à partir de 1962 des épreuves de formule libre, courses de côte et sprint avant d’être remplacée deux ans plus tard par une Lotus 24 de F1 dans laquelle Summers installe un 5,4 litres. A cette époque, d’autres pilotes britanniques intrépides ont déjà suivi son exemple.

Le romantique Dan Gurney, plus haut sur l’échelle du sport automobile, investit lui aussi dans les moteurs de série pour monoplaces, ayant qualifié la voiture à V8 Buick de Mickey Thompson en 1962 à Indianapolis, tout en jouant un rôle-clé dans la campagne « Lotus Powered by Ford » qui a failli déboucher en 1963 sur une victoire de Jim Clark avec une version expérimentale du V8 Fairlane. Une réduction de cylindrée en 1966 (de 5 à 4,2 litres) aide Gurney à remporter les Rex Mays 300 à Riverside en 1967, avec une Indycar Eagle dotée d’un bloc de V8 Ford culbuté, à culasses Weslake Engineering. Il termine aussi deuxième à Indianapolis en 1968 et 1969. A époque, une douzaine de voiture similaires ont déjà rompu la tranquillité d’Oulton Park.

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