Quatre places au soleil

BMW 2002 cabriolet S - Triumph Stag

© Classic & Sports Car / John Bradshaw

Ce n’est pas parce que la famille s’agrandit que l’on doit se priver de cabriolet, comme le montrent la BMW 2002 et la Triumph Stag. Mais laquelle choisir ?

Vous vous sentez stressé ? Oubliez le yoga et achetez une Triumph Stag. C’est à cause de la sonorité, celle d’un V8 avec son rythme syncopé, mais avec un son très spécifique à cette 2+2 injustement décriée ; il donne une note de virilité cultivée qui convient parfaitement à la personnalité décontractée de la Stag, voiture qui efface toute tendance agressive au volant. Oui, une Stag peut aller vite (après tout, c’est une GT de 3 litres dépassant 190 km/h) mais elle est rarement utilisée autrement que de façon tranquille.

Cette observation en dit long sur la voiture, car elle ne réveille pas d’instinct de compétition. Vous vous laissez porter, avec une sensation de bien-être qui pourrait passer pour un contentement béat dans un des nombreux cabriolets « lifestyle » qui lui ont succédé. La différence, il y a presque 50 ans, est que la Triumph n’avait pas beaucoup de concurrentes si vous cherchiez un cabriolet quatre places avec moteur V8, élégante ligne italienne et protection efficace pour les mois d’hiver. En fait, en 1970 pour le même prix et avec les mêmes performances, il n’y avait rien de semblable. La Mercedes 350 SL valait presque le double et des coupés fermés comme l’Alpine A310 ou la Lotus Elan +2 n’avaient pas sa polyvalence.

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