Hors-série « Sportives accessibles » :
Mini Cooper S – Ford Cortina Lotus

Grand Prix sur la route

© Classic & Sports Car / David Shepherd

En 1963, les passionnés pouvaient imiter Paddy Hopkirk ou Jim Clark en allant au bureau, grâce à deux spéciales d’homologation. James Page célèbre 50 ans de Mini Cooper S et de Cortina Lotus.

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Bien que les années 1960 aient été en Angleterre une période faste — au moins sur le plan culturel — la décennie avait mal commencé. L’influence internationale du pays fondait comme neige au soleil et, s’il sauvait les apparences, il n’avait guère d’influence sur les États-Unis de Kennedy et préférait rester à la tête du Commonwealth plutôt que rejoindre l’Europe que constituaient les pays continentaux se redressant rapidement après le conflit mondial. En 1963, l’économie était sur les genoux et la soif grandissante de comédie satirique montrait que « l’ordre ancien » d’Harold Macmillan — l’Establishment — était désormais l’objet de dérision plutôt que de respect. Et lorsque la Grande-Bretagne demanda à entrer dans l’Europe, le Général de Gaulle répondit par un « non » aussi public qu’humiliant.

Les années 1960 n’étaient donc pas glorieuses. Pas encore. Les Beatles souhaitaient surtout vous tenir la main plutôt que vous enflammer et les Rolling Stones n’étaient encore qu’un groupe de rythm ‘n’ blues dont les membres s’inquiétaient de ce que leur premier 45 tours, Come On, était trop commercial et rock ’n’ roll. Mais si l’invasion musicale britannique n’était encore que balbutiante, il existait une arène sportive de haut niveau où l’Angleterre faisaient la loi depuis plusieurs années — le Championnat du monde de Formule 1.

Dans les années 1930, le monde de la course automobile en Angleterre avait été caractérisé par le thème « le bon public, mais pas le grand public », sur le circuit de Brooklands. Après la guerre, le fameux ovale étant fermé, les passionnés se tournèrent vers les nombreux terrains d’aviation utilisés pendant la guerre et qui n’avaient plus de raison d’être. Des évènements informels y prirent place et les participants commencèrent à se rassembler dans des clubs de plus en plus nombreux. Et toute une flopée de techniciens et de préparateurs fit son apparition.

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